Obligation pourrie et chirurgie esthétique
Le terme économique “d’OBLIGATION POURRIE” évoque pour nous certaines conditions chirurgicales où des patients très exigeants nous condamnent à l’erreur chirurgicale !
Je m’explique :
Docteur, vous allez me réduire les seins et pendant que vous y êtes, me tirer un peu le cou sans cicatrices et aussi me dégraisser un peu le ventre : regardez, y a presque rien, alors pouvez-vous me faire ce petit cadeau ? !! S’il vous plait, soyez gentil…
Pour peu que le chirurgien accepte cette demande, soit que la patiente soit sympathique, soit qu’il la connaisse bien, soit qu’elle est chaudement recommandée, etc… et l’irréparable est commis :
il y aura toujours un truc qui n’ira pas, une insatisfaction marginale qui créera la faillite de l’ensemble : c’était une obligation pourrie dès le départ, et nous les praticiens on s’y laisse prendre avec naïveté, croyant et espérant faire plaisir et attendant la reconnaissance méritée de nos patients !
Que nenni !!!
Actuellement nous sommes tenus de réaliser exclusivement les actes mentionnés expressément dans le devis donné a la patiente avant l’intervention ;
de plus tout engagement sur des résultats mirifiques est aussi dangereuse que promettre des rendements de 20% sur des actions boursières !
Gare au krach !
Et au procès pour insatisfaction, perte de chances, etc.
Promettre avant d’opérer est aussi dangereux que d’espérer dans la totale moralité des traders obligés d’aligner des performances surhumaines !! …
Le réalisme chirurgical est fait d’une prudence méfiante et non d’un optismisme réconfortant.
