Une chirurgie esthétique démocratique ??
La chirurgie esthétique participe pour beaucoup au désir d’améliorer une image inacceptable par le sujet !
Image perçue comme défavorisante dans une société bouillonnante, en compétition pour obtenir le maximum de jouissances ;
le problème quasi philosophique qui est posé est alors :
quelle part d’aide peut on espérer de la solidarité nationale en ces jours de crise ?
La réponse est aucune aide!
Hormis les cas d’un nez respirant mal, d’une poitrine totalement plate de jeune fille, ou des ravages consécutifs à des amaigrissements massifs, la SÉCURITÉ SOCIALE a coupé tous les cordons de la bourse commune…
Les chirurgiens qui contreviennent sont pourchassés par la brigade de répresssion des fraudes de la SS, et doivent eux-même rembourser les sommes considérées comme engagées à tort !!
Pourtant nous avions tentés à l’hôpital Boucicaut - aujourd’hui vendu par l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris – de démocratiser la chirurgie esthétique en milieu hospitalier :
les patients payaient un forfait journalier à l’hôpital ,variant entre une et trois nuits en fonction de la gravité de l’acte ;
nous, chirurgiens, étions salariés sans dépassement ni secteur privé :
l’hôpital touchait du cash, le prix étaient très abordables, l’enseignement de la chirurgie esthétique et sa pratique pour le bien de tous, pouvait s’effectuer !
Après la fin de BOUCICAUT, nous avons essayé de reproduire le même schéma dans des cliniques privés ;
mais très vite, l’hostilité jalouse des collègues pour concurrence déloyale, les revendications des anesthésistes enkystés dans leurs position dominante mirent ces velléïtés à bas, malgré un succès indéniable auprès des patients qui trouvaient là super tact et super mesure!!
Les cliniques étrangères qui incitent au tourisme chirurgical ont trouvé, dans cette concurrence possible, une mine de patients défavorisés économiquement !
Alors reposons la question :
Quelle place notre société va-t-elle accorder dans l’avenir à ceux qui sont victimes d’une injustice génétique, d’un complexe destructeur, d’une avarie de l’organisme, non vitale certes mais psychiquement délabrante ?
Nous avons conscience, en tant que chirurgien esthetique, de ne pas être esclave de l’argent qu’on nous donne mais de la noblesse de notre métier de réparateurs d’injustices de la nature! !
