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Brachioplastie

Écrit par Vladimir mitz.

LES BRACHIOPLASTIES

 


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Brachioplastie axillo humerale (avant)

 


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Brachioplastie axillo humerale (après)

 

Sous ce terme un peu barbare se cache un certain nombre d’opérations qui sont pratiquées actuellement pour remodeler la face interne des bras.

 

a) Dans les formes les plus légères il est possible de pratiquer des brachioplasties intra axillaires : il s’agit en fait d’enlever la moitié voire davantage de la région pileuse dans l’aisselle et de réaliser une sorte de lifting de la face interne des bras.

Ceci permet une re-tension cutanée relativement satisfaisante, au prix d’une cicatrice qui devient invisible, dissimulée dans les plis de l’aisselle, au sommet de celle-ci.

Mais cette opération ne corrige pas le périmètre brachial.

 

S’il existe de plus un excédent cutané important voir des masses graisseuses, il est nécessaire de passer à l’étape suivante :

 

b) La brachioplastie axillo humérale : celle-ci consiste à pratiquer une éventuelle liposuccion du boudin graisseux postéro latéral, et d’enlever une bande cutanée à la face interne du bras.

La méthode actuelle permet d’enlever cette bande de telle sorte que lorsque la patiente pose le bras le long du corps, la cicatrice n’est pas visible, cachée entre le bras et le torse.

 

La cicatrisation est assez laide ; la cicatrice devient souvent rouge, rétractile pendant une période de 6 semaines à 3 mois.

Puis elle s’efface tout doucement, ne laissant qu’un mince trait blanc assez peu visible.

C’est donc une opération légère, mais assez peu confortable, gênante pour écarter les bras avant le 15ème jour post opératoire.

Assez souvent nous combinons une brachioplastie axillaire avec la brachioplastie axillo humérale de façon à obtenir le maximum d’effet, associant à la fois un lifting à la face interne du bras vers le haut, et une re-tension de la peau en enlevant une partie excédentaire, en même temps que l’on dégraisse ce qui doit être dégraissé.

 

Les brachioplasties sont des opérations devenues extrêmement fréquentes du fait des interventions destinées à provoquer un amaigrissement massif (opérations dites bariatriques).

Lorsque la patiente à maigri de 30 à 100 kilos environ, il se produit une détérioration des bras avec persistance « d’une saucisse graisseuse » située à l’arrière, et d’une peau qui devient très flasque, qui ballote au cours des mouvements.

Cet aspect disgracieux complexe considérablement les patientes qui en sont affectées.

Il existe des déformations beaucoup plus discrètes, plus légères que l’on rencontre chez des femmes qui ont vieilli avec une peau qui est cassée : l’influence du soleil et du tabac peut jouer à ce niveau comme cela joue au niveau du visage.

La peau devient fine, flasque à la face interne des bras ; il n’y a pas réellement de boudin graisseux mais un excédent cutané qui crée un rideau cutané agité et disgracieux à l’intérieur des bras, de l’aisselle jusqu’au coude.

Il est possible par la chirurgie de remédier à ces problèmes.

1 – Dans les formes les plus légères :  je pratique un lifting intra axillaire.
Il s’agit dans ces cas d’enlever la moitié ou les trois quart de la peau qui porte les glandes sudoripares et les poils de l’aisselle, afin de tirer toute la partie intérieure du bras vers le haut, comme si on remontait des collants aux membres inférieurs.

L’intérêt de ce procédé est que la cicatrice est complètement dissimulée à l’intérieur de l’aisselle mais son inconvénient est que l’on n’enlève pas de peau à la face interne du bras entre l’aisselle et le coude.

Le périmètre du bras n’est ainsi pas diminué.

Mais dans les formes légères, cette opération peut suffire ; elle peut même être recommencée un an après la première intervention, s’il y a une distension post-opératoire qui se produit, ce qui est survient dans 5% des cas.

2- Dans les formes importantes :

On associe à cette résection intra axillaire, l’ablation : (c’est à dire l’enlèvement) d’un fuseau de peau et de la graisse qui en est adjacente, ce qui crée une cicatrice entre l’aisselle et le coude.

Nous essayons de dissimuler cette cicatrice de façon à ce que, quand la patiente garde les bras le long du corps, cette cicatrice ne se voit ni en avant ni en arrière.

Evidemment lorsque la patiente soulève les bras, la cicatrice devient visible.

Cette cicatrice est bien souvent rouge et disgracieuse pendant un an.

Puis elle blanchit et disparaît quasiment complètement, donnant, l’aspect d’une simple vergeture peu visible.

Les résultats de cette opération qui combine la résection intra axillaire et la résection longitudinale le long de l’axe interne du bras sont généralement excellents.

Les soins post-opératoires consistent en fait à enlever le plus vite possible les pansements, une fois que les premières agrafes auront été retirées.

La patiente doit se doucher avec un brumisateur, puis simplement à la douche une fois que l’on est certain qu’il n’y a plus d’ouverture cicatricielle ou entre les points.

Le séchage se fait au séchoir à cheveux sur le tiède ou tout bonnement avec une serviette propre ;  des petits stéristrips sont placés pendant environ 6 semaines pour maintenir la cicatrice la plus fine possible.

Quand la cicatrice est hypertrophique voire à tendance chéloïdienne, il sera bon d’appliquer des patchs en silicone pour l’écraser.

Les mouvements sont gênés pendant une quinzaine de jours : la patiente peut écarter les bras jusqu’à la hauteur des épaules mais guère plus.

La liberté complète de mouvement se retrouve après 6 semaines à 2 mois sans qu’il y ait la nécessité de rééducation.

Les complications de cette opération sont l’hématome et l’infection, voire la désunion de la cicatrice et la cicatrice disgracieuse ou chéloïdienne.

Ces complications sont rares ; elles se manifestent sous forme de gonflement des tissus, de fièvre en cas d’infection et de suppuration.

Le traitement est purement infirmier, avec nettoyage, ablation des caillots de sang, traitement antibiotique au besoin après étude des germes en cause.

La cicatrisation seconde même s’il y a une petite ouverture, se fera sans trop de problème ; l’aspect final n’est pas aggravé notablement par une petite complication de ce type.

C’est pourquoi nous recommandons aux patientes qui souhaitent se faire opérer de bien maigrir avant l’intervention, ce qui va diminuer considérablement les risques de complications ultérieures.

Il s’agit d’une opération que l’on pratique à la face interne des deux bras en même temps ; en général on évite de combiner cette opération avec une autre, telle la résection de peau et de graisse à la face interne des cuisses, ou une dermolipectomie abdominale ; car plus l’anesthésie est courte et moins les gestes associés sont nombreux, meilleur sera le confort post-opératoire.

Dans le cadre d’une chirurgie post-bariatrique où il faut opérer chez une même patiente la face interne des bras, les seins, le ventre et l’intérieur des cuisses, voire pratiquer une liposuccion, l’idéal est de faire des opérations bien séparées de trois à quatre mois environ, pour obtenir des suites simples et des résultats extrêmement favorables en 1 an environ.

Docteur V. MITZ

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