banniere_chirurgie_esthetique
Imprimer
PDF

Nymphoplastie

Thumbnail image
Thumbnail image
L’aspect inesthétique des grandes et des petites lèvres est souvent associé à une gêne fonctionnelle :s’assoir sur une selle de vélo, ou pratiquer l’acte sexuel peu devenir délicat à cause de l’interposition bloquante de ces mignons attributs féminins…
Les chirurgiens esthétiques et certains gynécologues compétents ont donc cherché à allier l’amélioration de l’apparence des grandes et petites lévres,mais aussi déterminer quelles étaient les meilleures techniques pour préserver la fonction et la sensibilité :donc éviter au maximum l’inconfort post opératoire ;
Personellement,le sujet m’a intéressé depuis les années 1970
La nymphoplastie est une opération qui vise à ré-ajuster la taille des grandes lèvres ou des petites lèvres, lorsque celles-ci sont gênantes : soit dans la vie quotidienne par un frottement exagéré, soit parce qu’elles s’écrasent lorsque l’on monte sur la selle d’un vélo, soit même qu’elles soient gênantes au niveau sexuel :elles gênent l’intromission de l’organe mâle au moment des rapports sexuels.
Chaque chirurgien a sa méthode de nymphoplastie ; il en existe de très nombreuses, de façon a revenir à une anatomie normale.
La méthode que j’utilise est simple et efficace, et permet d’ajuster la taille des lèvres à l’idéal, assez développées pour exister, mais sans exagération.
Les suites opératoires sont par contre plutôt désagréables, car l’on met en place des fils qui sont résorbables en partie, et d’autres fils en nylon qui sont un petit peu plus en surface ; il vaut mieux les enlever au cours de soins infirmiers, une quinzaine de jours après l’intervention.
Il se produit toujours un gonflement post-opératoire important, des douleurs ; dans l’idéal il n’y pas de pansement à mettre.
L’astuce est d’humidifier les cicatrices avec un brumisateur qui est utilisé à chaque fois que la patiente va à la selle ou aux toilettes.
Puis la patiente sèche au séchoir à cheveux mis sur le tiède, et met en place un petit peu de biafine ou une autre pommade cicatrisante ; puis elle doit porter une culotte en coton et surtout pas en nylon qui peut être allergisant.
Les premiers pas post-opératoires sont marqués par la nécessité de marcher les cuisses un petit peu écartées, de façon à aérer et à éviter les frottements.
Progressivement le dégonflement se produit ; à l’ablation des fils il existe une hyper-sensibilité douloureuse au niveau des zones opérées.
L’amélioration se produit en 1 mois à 6 semaines environ et la normalisation se fait à 2 mois.
Si les cicatrices restent un petit peu rouges et hypertrophiques, il sera utile d’appliquer une pommade à la dexaméthasone qui en diminuera le caractère inflammatoire et gênant.
Thumbnail image
En général la normalisation est totale à 4 mois ; les patientes sont le plus souvent extrêmement satisfaites du résultat obtenu. Les complications observées viennent parfois de petits hématomes qui vont s’évacuer spontanément, ou des petits points d’inflammation ou d’infection autour des fils : un traitement antibiotique local est alors justifié, associé à une crème cortisonnée.
Il est exceptionnel que l’infection soit suffisamment grave pour entraîner des douleurs, fièvre, frissons et apparition de ganglions au niveau de l’aine. Dans ces conditions un traitement antibiotique par voie générale devient nécessaire.
Des suintements post-opératoires peuvent également se produire ce qui peut conduire la patient à se protéger avec une garniture pendant 1 petite semaine post-opératoire.
Mais l’idéal est de s’abstenir de pansements importants, de laisser à l’air le plus possible de façon à ce que la cicatrisation se fasse le plus naturellement du monde.
A ce niveau, l’air est l’ami de la femme qui comme on le sait est une fille de l’air !
Il faut enfin differencier la nymphoplastie des opérations de réfection de l’hymen déchiré(après viol !),ou d’autres opérations intravaginales destinées à rétrécir le vagin trop distendu par des accouchements répétés, ou encore renforcer la paroi postérieure du vagin afin d’augmenter le plaisir sexuel féminin par facilitation de la perception au cours du coit !
En tout cas cette chirurgie esthetique et aussi fonctionnelle es organes génitaux féminins est en plein développement !

Docteur V. MITZ
ci dessous les conseils et spécifications officielles de notre société savante,la SOFCPRE:
Version 2 mise à jour nov 2011
Information délivrée le : Cachet du Médecin :dr mitz
Au bénéfice de : patientes
Nom :
Prénom :
Cette fiche d’information a été conçue sous l’égide de la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SOF.CPRE) comme un complément à votre première consultation, pour tenter de répondre à toutes les questions que vous pouvez vous poser si vous envisagez d’avoir recours à une chirurgie des petites lèvres.
Le but de ce document est de vous apporter tous les éléments d’information nécessaires et indispensables pour vous permettre de prendre votre décision en parfaite connaissance de cause. Aussi vous est-il conseillé de le lire avec la plus grande attention.
DÉFINITION
L’hypertrophie des petites lèvres est définie par une taille excessive des petites lèvres notamment par rapport à celle des grandes lèvres. Ainsi en position debout les petites lèvres font saillie et dépassent de la fente vulvaire, ce qui fait dire aux patientes qu’elles ont des petites lèvres « pendantes ». L’hypertrophie est le plus souvent bilatérale conservant l’asymétrie physiologique des petites lèvres, la gauche étant naturellement plus importante que la droite ; elle peut cependant être unilatérale. Cet aspect apparaît le plus souvent à la puberté (hypertrophie primaire juvénile) mais il peut survenir après un accouchement ou à la ménopause (hypertrophie secondaire par vulvoptose ou fausse hypertrophie dont le traitement n’est pas alors celui de l’hypertrophie classique).
Bien souvent les petites lèvres vont présenter une hyperpigmentation due aux frottements dans la lingerie.Parfois, l’hypertrophie se prolonge en avant réalisant des replis de part et d’autre du clitoris. L’hypertrophie des petites lèvres entraîne souvent une gêne vestimentaire (port de jean serré, de string, de maillot de bain moulant) ou lors de la pratique de certains sports (bicyclette, équitation, varappe). La gêne est variable lors des rapports sexuels, moins physique (interposition des petites lèvres lors de la pénétration) que psychologique (gêne à se dénuder devant un partenaire). Parfois cette hypertrophie est responsable de mycoses à répétition. Ces troubles peuvent justifier la prise en charge par l’assurance maladie dans les cas les plus importants.
OBJECTIFS
L’intervention chirurgicale ou nymphoplastie a pour but la réduction de la taille des petites lèvres, la correction d’une éventuelle asymétrie majeure, sans omettre, s’il y a lieu, la réduction des prolongements antérieurs de chaque côté du clitoris. L’objectif est d’obtenir une vulve harmonieuse avec une taille des petites lèvres en rapport avec celle des grandes lèvres et du volume de la vulve.
PRINCIPES
L’intervention réalise l’ablation de la muqueuse en excès. Plusieurs techniques chirurgicales ont été décrites. La plus simple consiste en une résection à la demande selon un schéma pré-établi personnalisé, dont le tracé suit le bord libre de la lèvre. Cette technique a l’avantage d’être sûre, modulable. Elle permet de traiter non seulement l’hypertrophie des petites lèvres mais aussi le prolongement antérieur s’il y a lieu, et de réduire l’hyperpigmentation fréquemment associée. Les berges muqueuses ainsi découpées sont alors suturées au fil résorbable. D’autres méthodes ont été décrites : résection cuneïforme ou méthode chinoise (par fenestration,) mais elles ne présentent pas la même adaptabilité que la méthode précédente et doivent être réservées à certains cas particuliers. Une nymphoplastie peut être effectuée dès l’âge adulte et sans limite d’âge. L’intervention n’aura aucune conséquence négative ultérieure sur les rapports sexuels ni sur les accouchements.
AVANT L’INTERVENTION
Un bilan pré-opératoire est réalisé conformément aux prescriptions. Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention.
L’arrêt du tabac est vivement recommandé, au moins un mois avant et un mois après l’intervention (le tabac peut être à l’origine d’un retard de cicatrisation).
L’arrêt d’une éventuelle contraception orale peut être requis, notamment en cas de facteurs de risques associés (obésité, mauvais état veineux ; troubles de la coagulation).
Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris
Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique
1
dans les 10 jours précédant l’intervention.
Il est fondamental de rester à jeun (ne rien manger ni boire) 6 heures avant l’intervention.
Le rasage n’est pas nécessaire.
TYPE D’ANESTHÉSIE
ET MODALITÉS D’HOSPITALISATION
Type d’anesthésie :
la nymphoplastie est le plus souvent réalisée sous anesthésie vigile c’est-à-dire une anesthésie locale approfondie par des tranquilisants administrés par voie intraveineuse.
Modalités d’hospitalisation :
en général, l’intervention se pratique en ambulatoire c’est-à-dire avec une sortie le jour même après quelques heures de surveillance. La patiente peut alors regagner son domicile dès que sont état général le permet. Toutefois, pour des raisons sociales, familiales ou personnelles une courte hospitalisation peut être envisagée.
L’INTERVENTION
Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et qu’il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats.En fin d’intervention, un pansement léger est placé dans un slip de protection. En fonction du chirurgien et du cas clinique l’intervention peut durer de 30 à 60 minutes.
APRÈS L’INTERVENTION : LES SUITES OPÉRATOIRES
Chaque chirurgien a son protocole et le propose à sa patiente. Un minime saignement dure 2 à 3 jours. Un gonflement et des ecchymoses sont habituels. Les suites opératoires sont en général peu douloureuses, ne nécessitant que des antalgiques simples. Une protection sera glissée dans le slip. Il est conseillé d’adopter un habillement ample (jupe ou pantalon peu serré).La toilette intime est réalisée par bains de siège bi-quotidiens avec un antiseptique habituel. On préférera pour le séchage de la zone opérée un séchoir à cheveux très doux.Les fils de sutures se résorberont en principe en huit à douze jours, date à laquelle la cicatrisation est obtenue. On conseille d’attendre deux à trois semaines pour la reprise progressive d’une activité sexuelle. Un arrêt de travail n’est le plus souvent pas nécessaire. On conseille d’attendre un à deux mois pour reprendre une activité type équitation ou cyclisme.
LE RESULTAT
Il ne peut être jugé qu’un mois après l’intervention. La vulve a alors une forme harmonieuse. Les cicatrices s’estompent en 1 à 2 mois. Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande satisfaction.
LES IMPERFECTIONS DU RESULTAT
Il s’agit essentiellement d’asymétries résiduelles, d’inadéquation de taille (résection insuffisante) ou de la persistance du prolongement antérieur. Dans ces cas, une correction chirurgicale secondaire peut être faite mais il convient d’attendre au moins 6 mois à 1 an.
LES COMPLICATIONS ENVISAGEABLES
La nymphoplastie de réduction, bien que réalisée pour des motivations en partie esthétique, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte médical, aussi minimes soient-ils.
Les suites opératoires sont en général simples au décours d’une nymphoplastie. Toutefois, des complications peuvent survenir, certaines d’ordre général, inhérentes à tout acte chirurgical, d’autres loco-régionales.
Il faut distinguer les complications liées à l’
anesthésie de celles liées au geste chirurgical .
En ce qui concerne l’anesthésie
, lors de la consultation, le médecin-anesthésiste informera lui-même la patiente des risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un Anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical , fait que les risques encourus sont devenus statistiquement extrêmement faibles. Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses progrès ces trente dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.
En ce qui concerne le geste chirurgical :
en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent , formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement.
Heureusement, les vraies complications sont rares à la suite d’une nymphoplastie de réduction réalisée dans les règles. En pratique, l’immense majorité des interventions se passe sans aucun problème et les patientes sont pleinement satisfaites de leur résultat.
Pour autant et malgré leur faible fréquence, vous devez être informée des complications possibles :
Les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire), bien que globalement très rares après ce type d’intervention, sont parmi les plus redoutables. Des mesures préventives rigoureuses doivent en minimiser l’incidence.
Un saignement est rare mais peut nécessiter une reprise rapide.
Un hématome peut nécessiter un geste d’évacuation
• La survenue d’une
infection est rare
Un retard de cicatrisation voire même une désunion des berges des sutures peuvent parfois être observés, allongeant les suites opératoires.
Une nécrose de la muqueuse observée dans certaines techniques opératoires peut être responsable d’un retard de cicatrisation.
• Une
altération durable de la sensibilité est exceptionnelle.
Ainsi dans la très grande majorité des cas, cette intervention bien étudiée au préalable et correctement maîtrisée donne un résultat très appréciable en termes d’esthétique
Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique
2
et de confort.
Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une petite part d’aléas. Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requises pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le cas échéant.
REMARQUES PERSONNELLES :
Tels sont les éléments d’information que nous souhaitions vous apporter en complément à la consultation. Nous vous conseillons de conserver ce document, de le relire après la consultation et d’y réfléchir « à tête reposée ».
Cette réflexion suscitera peut-être de nouvelles questions, pour lesquelles vous attendrez des informations complémentaires. Nous sommes à votre disposition pour en reparler au cours d’une prochaine consultation, ou bien par téléphone, voire le jour même de l’intervention où nous nous reverrons, de toute manière, avant l’anesthésie.
3
Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique