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Catégorie : Actualité 2023

30 janvier 2023

La liposuccion du cou, une des opérations les plus merveilleuse en chirurgie esthétique

La liposuccion du cou, une des opérations les plus merveilleuse en chirurgie esthétique, que  j’ai appelé lipolift est une des opérations les plus efficaces et légère qui nous a été donnée; déjà initiée par l’inventeur de la liposuccion, le docteur Yves Gérard Illouz, cette technique qui consiste à dégraisser les amas graisseux profonds de la partie inférieure du visage( ces amas ne disparaissent pas totalement malgré un régime approfondi), donne des résultats favorables et surprenants pour deux raisons:
1) on peut enlever les masses graisseuses excédentaires au niveau du muscle peaucier du cou, et au niveau des bajoues, ce qui allège la partie basse du visage.
2) l’effet de la canule qui racle la partie profonde de l’épiderme entraîne une rétraction cutanée de l’ordre de 20 %; c’est pourquoi j’ai appelé cette opération lipolift car on a en effet un véritable effet lifting sur la peau de la partie inférieure du visage.

Comment se déroule l’opération?

Il est pratiqué une anesthésie locale par infiltration de sérum physiologique auquel on ajoute de l’adrénaline diluée 100 fois pour diminuer le saignement
Puis trois incisions sont pratiquées:
Une devant chaque lobule de l’oreille;
Une autre sous le menton dans le sillon afin de demeurer invisible;

L’anesthésie générale n’est utilisée que si la patiente effectue l’opération en milieu hospitalier ou en clinique.
À l’aide d’une canule fine de 3 mm reliée à un aspirateur ou à une seringue d’aspiration, le chirurgien aspire les graisses profondes en faisant de multiples passages dans toute la zone qui est infiltrée.

On parvient à retirer ainsi entre 20 et 150 g de graisse en fonction du stockage graisseux.
Un effet de raclure à la phase profonde du derme est pratiqué; certains collègues aiment utiliser en plus du laser ou des ultrasons pour chauffer le derme et le rétracter; mais cela ne me paraît pas obligatoire pour obtenir un bon résultat.
Les petites plaies sont refermées avec des fils résorbables.

Quels sont les soins post-opératoires?

Une compression douce à l’aide d’un bandeau de tennis ou d’une tunique de compression spécifique est conseillée pendant 8 jours.
L’amélioration se produit progressivement, et devient très évidente à la 6e semaine. Le résultat définitif est acquis au bout du 4e mois. Il est bien entendu nécessaire pour les patients de suivre un régime alimentaire pour ne pas grossir davantage.

Y a-t-il un risque de récidive?

Du fait que les amas graisseux qu’on a enlevé par liposuccion ont une origine génétique, il y a potentiellement un risque de récidive modérée; une retouche de lipolift est toujours possible dans ce cas, mais elle est rare dans mon expérience.

Que faire s’il existe néanmoins un excédent cutané?

S’il existe une bajoue cutanée ou un plissé du cou désagréable, il convient d’envisager un geste supplémentaire qui est un lifting cervical pour retendre la peau; ce geste chirurgical peut s’inscrire dans le cadre d’un lifting cervico-facial de rajeunissement global du visage.

Est-il nécessaire d’associer l’ablation des boules graisseuses de Bichat pour entraîner un rétrécissement des joues?

La bichectomie est une opération extrêmement populaire actuellement chez les jeunes personnes un peu victimes des influenceurs et des icônes médiatiques;de nombreux jeunes gens sont obnubilés par le désir d’obtenir une minceur du visage afin de faire ressortir les pommettes et une bouche charnue; dans mon expérience il n’est absolument pas nécessaire dans chaque cas de visage rond de pratiquer une bichectomie; bien que cette opération soit relativement bénigne, elle risque de donner des joues creuses au bout d’une dizaine d’années si les patients s’inscrivent dans un protocole génétique d’amaigrissement du visage et de sa squelettisation qui devient plutôt mal supportée vers la cinquantaine; c’est pourquoi on ne saurait recommandé la bichectomie systématique en même temps que la liposuccion du cou et des bajoues.

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30 janvier 2023

Le congrès de l’Imcas 2023 a connu un grand succès à Paris: Pas loin de 15000 personnes médecins, chirurgiens personnels soignants, esthéticiennes,etc sont venus participer à des colloques et à des démonstrations pratiques.
La partie chirurgicale a été à la hauteur puisque un amphithéâtre entier a été dédié chaque jour à des présentations chirurgicales de haute tenue. J’ai personnellement été très intéressé par des sessions sur le rajeunissement facial et l’évolution des prothèses mammaires; j’ai même été chairman de deux sessions, l’une sur une approche nouvelle des liftings sous le Smas(Système musculo-aponévrotique superficiel de la face) que les pratiquants appellent le lifting profond:le Deep plane face lift.

Les nouveaux liftings au niveau du visage

J’ai été très fier de voir qu’il y a un retour à exploiter la structure Smas(Système Musculo-Aponévrotique Superficiel de la face) que j’ai décrite en 1974 avec une équipe du professeur Tessier. Les chirurgiens ont considéré qu’il était intéressant de passer sous cette structure en profondeur pour pouvoir corriger les Bajoues et retendre les plis au niveau du cou. Les résultats présentés furent spectaculaires; des opérations en direct ont été commentées avec précision après que les pratiquants aient été filmés dans leur pays respectifs;ils ont démontré leur opération à froid sur des sujets anatomiques préparés en France et filmés avec une qualité remarquable par les organisateurs du Congrès. Les commentaires et le maître d’œuvre de chaque session est le docteur Sébastien Garson qui a fait un remarquable travail de préparation et d’exécution. Jamais on a vu ce type de double présentation à la fois anatomique et au bloc opératoire pour mieux comprendre la pensée et le geste des chirurgiens !
Le résultat de ce lifting”deep plane” est spectaculaire car à la fois il donne un résultat naturel et il permet de corriger les Bajoues et le cou distendu ou avachi.

La correction parfaite du cou distendu

Elle a été démontrée dans une autre session: Les promoteurs d’une chirurgie maximale ont expliqué et démontré qu’il leur paraissait nécessaire d’enlever les glandes sous maxillaires protubérantes et rapprocher les muscles peauciers du cou et digastrique, comme on rapproche les muscles grands droits dans les plasties abdominales. Les résultats montrés au bout de trois semaines étaient convaincants.

Ma position personnelle

Après ces deux sessions, j’ai été enchanté de voir que les techniques qui étaient utilisées ressemblent peu ou prou à la technique que j’utilise depuis les années 1980, avec la différence que je n’aime pas enlever les glandes salivaires: je préfère retendre le muscle peaucier du cou(platysma) en le sectionnant très bas, puis de lui imposer une tension maximale (comme un hamac que l’on retend vers un arbre) dans une direction située à 45 degrés vers le haut ;ce vecteur derrière l’oreille est fixé au niveau du périoste mastoïdien.

La voie axillaire pour implanter des prothèses mammaires

J’ai participé également à une session sur les réparations esthétiques mammaires par implantation de prothèse ou modelage de la glande mammaire. J’ai défendu la voie d’abord axillaire qui n’est utilisée que par 6 % des chirurgiens en France car elle est techniquement plus exigeante, plus délicate à pratiquer mais qui a l’avantage de ne laisser aucune cicatrice visible sur le thorax. je ne crois pas avoir fait beaucoup d’émules….

Le refus soudain des prothèses mammaires implantées

Au cours de ce congrès de l’Imcas 2023, une nouvelle pathologie a été abordée: celle représentée par l’intolérance aux prothèses mammaires sans qu’il y ait une pathologie bien spécifique définie; cette intolérance psychologique ou physique peut se manifester par un grand nombre de signes divers mais il est incontestable qu’elle existe;
J’ai reçu dans ma clientèle des patientes porteuses de ces implants depuis plusieurs années et très satisfaites de leur poitrine jusqu’à un moment spécifique: soudain un rejet psychologique s’est manifesté devant l’existence des implants mammaires siliconés; des petits signes très variés ont fait jour avec inflammation, durcissement, douleurs, angoisse, etc…Ces patientes ont exigé vivement qu’on sans les remplacer ces prothèses devenues la cause d’un syndrome de rejet!
certes après une dizaine voire une vingtaine d’années de port, on peut corriger une éventuelle pose mammaire résiduelle par une simple plastie avec cicatrices, ou d’augmenter un peu le volume devenu minimal par lipofilling(greffe de sa propre graisse) qui toutefois ne permet d’augmenter le volume mammaire que d’un demi bonnet par session chirurgicale.
Il y a eu beaucoup d’autres sessions et des orateurs passionnants, mais il est impossible de résumer un congrès d’une telle densité en quelques phrases.

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3 janvier 2023