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Catégorie : Nouvelles techniques

12 avril 2022

Operation de reduction mammaire ou plastie mammaire pour hypertrophie et/ou ptose mammaire:

1)durée opératoire= 2heures

2)douleurs= modérées à nulles, traitées par anatalgiques banaux

3) hospitalisation= une nuit

4)prix= 2000à 4000e en sus de la prise encharge sécu, en fonction de la difficulté opératoire

5)risques= hématome à reprendre, petites infections sur fils profonds, sepsis important exceptionnel, risques d’asymétrie résiduelle et de reptose si la peau est peu résistante;; diminution de la sensibilté du mamelon signalée dans dans 5à 10% des cas en fonction de la technique utilisée

6) arrêt de travail= 15 jours

7) reprise des activités sportives= 45 jours

8) resultat stabilisé = 4 mois

9) appréciation = 95% de grande satisfaction

10) possibilté d’allaiter= oui avec les techniques modernes

évolutions techniques récentes:

Le dogme des 5 cm pour la longueur de la cicatrice sous-mammaire

Par le docteur Vladimir Mitz

 

 

Les plasties mammaires de réduction ou de reconstruction imposent des cicatrices ; au cours des années 2000-2020, les chirurgiens ont essayé de réduire l’importance de cette rançon cicatricielle ;

Les années 90 ont vu d’importantes modifications dans la technique des réductions mammaires; la longueur des cicatrices n’était pas considérés comme un élément déterminant parce que c’était plus la vitalité des téguments et de la glande qui préoccupaient les chirurgiens plasticiens.

Historique

Le professeur Ivo Pitanguy du Brésil à eu en ce domaine une idée fondamentalement disruptive : Ne pas séparer la glande mammaire de la peau et tailler la glande en profondeur en enlevant une sorte de quille de bateau inversée de tissu glandulaire excédentaire. La rançon cicatricielle n’était pas un élément déterminant du résultat esthétique.

Ayant fait ma thèse avec le docteur Jean-Pierre Lalardrie en 1973 sur sa technique de la voûte dermique pour diminuer les seins, j’ai pu m’apercevoir que la rançon cicatricielle restait un problème préoccupant pour les patientes opérées.

 

Le dogme d’une verticale de 4cm pour stabiliser le sein

 

La technique de Lalardrie donnait des résultats magnifiques, basée sur une réduction glandulaire de type Pitanguy; la différence résidait dans l’utilisation d’un clamp pour enlever la quantité indispensable de peau excédentaire; j’obtenais une jolie forme de seins, mais un peu plats et peu projetés du fait d’un dogme intangible: La distance entre le bord inférieur de l’aréole et le nouveau sillon sous-mammaire ne devait pas dépasser 4 à 5 cm; du coup la cicatrice sous mammaire était très longue pour éponger l’excédent cutané; elle barrait parfois affreusement le thorax dans le cas des gigantomasties, où l’on enlève 1000 gr par côté…

À l’hôpital Boucicaut de Paris où j’opérais à l’époque, j’ai découvert que l’on pouvait allonger la cicatrice verticale sous-mammaire et que cela diminuait la longueur de la cicatrice horizontale sous-mammaire :

D’ailleurs le docteur Daniel Marchac, préconisait aussi, au cours des Congrès de chirurgie plastique, que lui aussi œuvrait pour obtenir une cicatrice sous mammaire la plus courte possible ;

 

Dans les années 1975, le docteur Claude Lassus, chirurgien niçois, utilisait une technique originale avec une cicatrice verticale pure sous mammaire, se débrouillant avec une grande habileté, pour totalement éviter la cicatrice horizontale.

Sa technique confidentielle au départ, fut reprise par le docteur Madeleine Lejour, de Bruxelles, qui est la popularisa brillamment.; plus aucune cicatrice horizontale sous-mammaire dans cette méthode!

L’introduction de la liposuccion permettait de réduire la composante graisseuse des seins opérés.

 

Inconvénient de la cicatrice verticale pure ?

 

L’inconvénient de cette cicatrice verticale pure est qu’elle expose à une récidive de la ptôse mammaire car on enlève moins de peau pour stabiliser la glande mammaire sous-jacente ;

31 janvier 2022
Botox Malka

Voici un article qui passe en revue les possibilités chirurgicales fiables destinées à pallier:

1) au refus ou à l’impossibilité d’injecter du botox pour traiter les rides frontales, remplacement par un lifting frontal minimaliste(“quasi endoscopique”)
2) au refus ou à l’impossibilité d’injecter de l’acide hyaluronique dans les sillons  nasogéniens ou dans les lèvres, en remplaçant par des autogreffes de graisse(lipofilling) ou de greffes de fascia temporal ou de SMAS(muscles du visage retirés en bande au cours d’un lifting)
3) au refus des fils tenseurs remplacés avantageusement par un MICROLIFT BIPLAN

Lire l’article sur https://lejournaldemoncorps.fr/quelles-alternatives-aux-botox-acide-hyaluronique-et-fils-tenseurs/    https://lejournaldemoncorps.fr/quelles-alternatives-aux-botox-acide-hyaluronique-et-fils-tenseurs/

7 septembre 2021

7 juin 2021

Quand la peau devient flasque , ou plissée, la tentation d’un traitement qui rétracte sans opérer, donc sans cicatrices, est grande! Les progrès technologiques liés aux fibres laser ou aux ondes d’ultrafréquence sont prometteurs; pour le moment, la rétraction obtenue est certaine au prix d’une fibrose liée à la brûlure nécessaire des structures fibreuses, mais pas de la graisse qui doit être enlevée à part; Une liposuccion associée est donc souvent de mise; Mais la nécessité d’une résection chirurgicale reste très souvent indispensable pour obtenir un résultat très efficace, notamment au niveau du visage ou du ventre; La consultation auprès d’un spécialiste est donc indispensable avant de se lancer.

25 mai 2021
après lifting frontal endoscopique

Une bonne solution alternative est la réalisation d’un lifting frontal endoscopique ;
J’ai personnellement simplifié la technique, en m’apercevant qu’avec un peu d’expérience on peut éviter l’endoscopie pour affaiblir les muscles frontaux (créant les rides horizontales) et corrugateurs (responsables des rides du lion), par des gestes ciblés au travers de trois petites cicatrices dans les cheveux.

Quelle est la technique ?

Elle impose une anesthésie générale dans une salle d’opération stérile ; mais le séjour est en ambulatoire, donc vous pouvez sortir le soir même.
Une incision médiane et 2 incisions latérales dans les cheveux permettent d’aborder en sous-périosté les muscles responsables des rides qui vous déparent ; un ruginage extensif (dissection appuyée) permet d’affaiblir les muscles incriminés sans les détruire totalement ; cette action entraîne leur paralysie sans créer de creux inesthétiques, comme le ferait leur ablation totale.
Les points d’entrée sont refermés avec du fil résorbable.

Quels sont les résultats de ce lifting frontal a minima ?

Ils sont bons et très bons dans 80 % des cas dans mon expérience : Après une phase de gonflement qui dure une semaine à 10 jours, le front redevient lisse ; je laisse personnellement une activité musculaire au-dessus des sourcils, pour ne pas entraîner un front totalement figé paralytique, et préserver un minimum expression tel l’étonnement ou la colère ;
Dans 20% des cas j’ai observé une insuffisance partielle de résultat ou une récidive de l’apparition des rides après un an, obligeant à compléter l’opération par des injections de botox ; les patientes en effet ont préféré ne pas subir une seconde opération pour des raisons financières.
Dans les bons cas l’opération a donné un résultat stable pendant au moins 10 ans. La cicatrisation du muscle frontal a pu redonner l’apparition de rides, mais dans une intensité nettement moindre à celle d’origine.

Quelles sont les complications ?

Un œdème avec des hématomes peut durer une quinzaine de jours ; les douleurs sont minimes et très acceptables ; une asymétrie peut apparaître si l’opération n’a pas été menée judicieusement ;
C’est surtout la récidive rapide des rides qui peut survenir chez les patientes aux muscles très épais : L’opérateur devra donc s’assurer qu’il a bien affaibli les muscles pendant l’opération.

En conclusion le lifting frontal par endoscopie, ou simplement par ruginage étendu, permet aux patientes résistantes au botox ou pour celles qui n’en veulent pas, de bénéficier d’un lissage de leur front au niveau des rides horizontales ou de leurs rides du lion.

avant lifting frontal endoscopique
après lifting frontal endoscopique
13 avril 2021
schema d

Les pansements sont réduits au minimum, mais une gaine de compression est indispensable pendant…

30 mars 2021

Un désir de “fox eye”

Il semble qu’actuellement un grand nombre d’influenceurs soulignent l’intérêt esthétique de changer la forme des yeux, ou du moins du regard en déplaçant le coin externe de l’œil, que nous appelons le canthus externe : C’est la recherche du “Fox eye“, très en vogue chez les mannequins et les actrices de la télé-réalité ;

Changer l’orientation de l’axe des yeux est possible:

Les techniques proposées :
1 – en rattachant le coin externe de l’œil à l’aponévrose temporale en sous cutané grâce à un fil tenseur introduit au niveau de la tempe et qui relève le coin externe de l’œil et aussi du sourcil : Mais cette technique n’a pas démontré de bons résultats à long terme ; sa difficulté est de réaliser une bonne symétrie des 2 côtés ;

2- en détachant et repositionnant le ligament canthal externe qui réunit les deux paupières dans une position fixe au niveau de l’orbite osseuse ; c’est de loin la technique la plus efficace, mais il faut un abord (cicatrice) au niveau du coin des paupières, puis détacher les structures fibro-ligamentaires et orbitaires de la cavité orbitaire pour pouvoir les refixer plus haut, contre l’os ; l’intervention est ici plus importante que d’utiliser un fil tenseur, mais le résultat beaucoup plus stable.

quand penser à une opération de type “fox eye”?

On peut proposer cette opération lorsque l’axe du regard est oblique vers le bas, conférant un aspect triste au visage.

Vladimir Mitz
16 janvier 2021

Oui c’est possible de rajeunir de 10 ans!

Il y a 2 moyens pour cela, la médecine ou la chirurgie esthétique:

la médecine esthétique est un moyen simple mais à renouveler

1) la médecine esthétique  consiste à faire des piqûres, soit de botox qui permet d’apaiser les muscles hyper contractés, soit des piqûres volumatrices à base d’acide hyaluronique, qui permet de combler les sillons profonds ou de redonner du volume aux pommettes par exemple ou au lèvres.
Mais les techniques de la médecine esthétique ne permettent qu’un rajeunissement relatif de quelques années;

Tarif  approximatif de la médecine esthétique

Le budget nécessaire est d’environ 400 € par injection d’ampoule, ce qui revient en général à moins de 2000€ pour un traitement complet du visage; les autres méthodes de la médecine esthétique, à savoir l’utilisation du laser ou de l’ultra fréquence, ou encore à des peelings chimiques améliorent la surface de la peau, mais ont du mal à créer un effet tenseur, on ne sait pas encore très bien comment rembobiner les fibres élastiques distendues qui siègent dans le derme profond.
Les fils tenseurs qui ont été mis à la mode depuis une dizaine d’années permettre une remise en tension de la peau , mais comment on enlève pas l’excédent cutané, il se produit assez rapidement un relargage des tissus avec réapparition du vieillissement.

la méthode chirurgicale est celle des liftings musculocuatanés du visage

2) le deuxième moyen est beaucoup plus efficace: Il consiste à opérer et à pratiquer des liftings ils sont ciblés avec décollement modéré; j’ai mis au point une méthode que j’ai appelée le « Microlifting biplan » ; les opérations de lifting du visage peuvent être couplées avec des opérations de rajeunissement des paupières, pour obtenir une effet rajeunissant plus global.

Rajeunir de 10 ans par un microlift biplan est une excellente solutio

Le Microlift biplan permet d’enlever entre deux à 4 cm de peau autour de l’oreille; les deux points importants sont :
– passage sous le Smas pour retendre les structures profondes du visage en monobloc, avec la peau;
-très peu de décollement en profondeur pour éviter le gonflement post-opératoire et les hématomes par blessure vasculaire intempestive.

Tarifs des microlifts  biplan

Il faut compter entre 6 et 9000 € pour cette opération qui prend entre 2 et 3 heures d’intervention; l’opération peut-être faite sous anesthésie locale, avec des conditions de sécurité maximale;

Sur environ une centaine de patients déjà opérés de cette façon, il n’y a eu que trois petites distensions à 1 ans, que j’ai pu reprendre pour parfaire le résultat.
En conclusion il est vraiment possible de rajeunir de 10 ans quand on en a vraiment envie.

Associer chirurgie esthétique et médecine esthétique

L’association entre la médecine esthétique et la chirurgie esthétique nous a permis des progrès impensables encore il y a quelques années; le confinement et l’infection par la covid 19 ont été certes un facteur limitant pendant cette dernière année 2020, et le port du Masque un argument pour se laisser un peu aller, mais toutefois, constater tous les matins devant le miroir la dégradation toujours brutale de notre apparence ne doit pas nous déprimer, mais bien au contraire nous faire envisager une réponse adaptée aux amères constatations du temps qui passe, et d’une jeunesse trop vite disparue.

28 décembre 2020
2020-2021

L’irruption diabolique de la covid, en nous obligeant à porter des masques sur le visage, a diminué mon activité de chirurgie plastique réparatrice et esthétique;
Cela n’est pas le cas dans le monde entier, car au Brésil et aux Etats-Unis, beaucoup de patients ont mis à  profit le temps du télétravail ou du confinement pour procéder à  des opérations qui vont leur permettre d’être plus à l’aise dans leur nouveau corps, ou de profiter d’un visage rajeuni ou amélioré par la médecine esthétique: N’oublions pas que tous les matins nous nous regardons dans le miroir, et que le reflet de notre personnalité s’incarne dans un narcissisme qui ne tolère pas les nouvelles rides, les affaissement de la bajoue, la dégradation au niveau du cou, ou les seins qui s’affaissent, ou le ventre qui s’alourdit.
Pourtant cette période difficile présente deux avantages:
1) nous avons plus de temps pour soigner chaque patient et l’écouter avec attention, comprenant parfois des demandes subtiles et des réserves qui nous permettent de leur donner une bien meilleure information.
2) la nécessité d’une stérilisation minutieuse entre chaque visite, et l’accroissement
des précautions sanitaires dans le bloc opératoire des cliniques offrent une garantie de bien meilleure sécurité infectieuse.

Y a-t-il eu de grands progrès en matière de chirurgie esthétique en 2020?

Je me réfère aux publications internationales notamment dans le journal plastic and reconstructive surgery américain; le fait marquant me semble être l’accent qui a été mis sur l’utilisation des relais sociaux notamment instagram pour faire mieux connaitre le travail remarquable des médecins et des chirurgiens; la publicité médicale directe reste toujours interdite par le Conseil de l’Ordre en France, bien que des directives européennes semblent aller au-delà.

Les risques de la médecine esthétique ont aussi abordés:

– Risque de cécité par mauvaise infiltration d’acide hyaluronique dans la région orbitaire: il semble exister des possibilités inédites de pallier à ce drame en extrême urgence, par des injections ciblées de Hyaluronidase dans l’orbite;
– Risque d’embolie graisseuse par des injections intramusculaires de tissu graisseux au cours des lipofillings de la fesse, opération qui est devenue très demandée en Amérique du Sud, mais aussi en France: Le Conseil professionnel est donc d’injecter au ours du lipofilling uniquement au niveau de la région sous-cutanée superficielle et profonde, et d’éviter à tout prix de piquer dans les muscles fessiers très richement vascularisés, faisant craindre une pénétration veineuse malencontreuse, laissant ainsi filer les petits adipocytes dans le système veineux pulmonaire, ce qui entraine une embolie graisseuse gravissime, responsable de plusieurs morts répertoriés dans la littérature internationale.

Quels sont les progrès que j’ai moi-même réalisé en 2020?

– J’ai continué à  améliorer la technique du microlift biplan au niveau du visage et du cou, ce qui permet de faire une opération beaucoup moins lourde que le grand lifting cervico-facial; mais celui-ci garde néanmoins des indications dès que la dégradation du visage devient importante;
– J’ai pu, au cours des remplacement de prothèses mammaires anciennes datant de 15 à 20 ans utiliser la technique du lipofilling au lieu de réintroduire de nouvelles prothèses ou en association avec cette technique; cela a été d’autant plus facile que certaines patientes avaient pris du poids après la quarantaine ou au moment de la ménopause;
– J’ai pu revoir avec satisfaction d’anciennes opérées de profiloplastie où j’avais inclus la bosse du nez dans le menton, opération qui est restée stable et satisfaisante jusqu’à 30 ans après l’intervention initiale; de même les patientes nécessitant une rhinoplastie secondaire, pour lesquelles j’avais fait une reconstruction du nez par une greffe osseuse prélevée au niveau de la crête cubitale ont constaté la stabilité de cette réparation, sans aucune déviation axiale comme peut l’entrainer une greffe osseuse costale.
– La combinaison de traitements esthétiques par injection de botox associée à l’acide hyaluronique en une seule session au niveau du visage: le botox a pour but d’éradiquer les rides du front, les rides du lion et de la patte d’oie;
En même temps des injections discrètes d’acide hyaluronique au niveau des lèvres, des pommettes, et des ridules de la lèvre supérieure et inférieure autorisent un rajeunissement global du visage tout en préservant un aspect naturel, sans lèvres en canard, ni pommette exagérément gonflées.

En conclusion, la demande en chirurgie esthétique et réparatrice bien que moins importante dans mon activité quotidienne m’a permis encore de progresser!

2 octobre 2020

Un important article de ROD ROHRICH et coll.est paru dans plastic et reconstructive surgery en août 2020: cet article fait le point sur les complications au cours des différentes opérations de chirurgie esthétique, répertoriées dans la littérature mondiale;
Les auteurs se sont particulièrement intéressés à l’incidence des hématomes, de l’infection post opératoire, et des accidents thromboemboliques.

Les complications graves sont elles fréquentes? 

Non! elles sont même plutôt faibles , sauf si l’on pratique des opérations prolongées, au delà de 4 heures d’anesthésie générale; prime donc aux chirurgiens experimentés et rapides.

Pourquoi des hématomes?

Parce qu’un petit vaisseau se met à saigner malgré une coagulation (cautérisation) soigneuse; cela peut être dû à une poussée tensionnelle, à un stress énervant; une fois la peau refermée, il n’y a guère de moyens de stopper la progression d’un hématome si ce n’est un drainage de précaution, ou à une compression appuyée.

Pourquoi une infection?

L’infection microbienne survient par contamination de la plaie opératoire; les allées d’opération sont actuellement très sûres , mais l’air conditionné mal régulé peut conduire à un désastre; Le chirurgien et ses aides sont habillés stériles et font attention; mais un contact imprévu avec une surface souillée est possible, d’où risque de contamination;

Le plus souvent l’infection est endogène, à partir d’un germe cutané présent sur la peau ou la gorge du patient, malgré la désinfection préalable;

Pourquoi des phlébites ou des embolies?

Il existe des facteurs de risques personnels (hypercoagulabilité génétique) mais aussi occasionels (suite de grippe, affection cancéreuse méconnue) qui augmentent la stase des flux sanguins dans les veines, ainsi qu’une trop longue opération immobile.Des coussins pressants rythmiquement les mollets sont parfois utilisés; Un traitement fluidifiant(anticoagulant) sera entrepris dès que possible chez lez patients à risque;

Les chiffres de complications en méta-analyse dans l’article en question:

  1. Plastie abdominale 2% d’hématomes, 5 % d’infection, 0,4% de phlébite et embolie, mortalité inférieure de 1 pour 13000 cas

  2. Lipofilling des fesses : pas de statistiques valable pour les hématomes et les infections; mortalité inférieure à 1 pour 20000 cas

  3. Liposuction: 0,15% d’hématomes,0,10% d’infection, moins de 0 1% de phlébite, mortalité de 1 pour 50000

  4. Chirurgie du visage: : 1,5% d’hématomes, 0,5% d’infections, moins de 1% de phlébites, pas de mortalité signalée.

  5. Chirurgie des seins: 1,5% d’hématomes, 1,1% d’infections, moins de 1% de phlébite, pas de mortalité relevée.

Mais tous ces chiffres sont approximatifs, ils reflètent un très large échantillon de cas répertoriés

Les conclusions des auteurs sont que la chirurgie esthétique se pratique dans le monde avec une grande sécurité; l’accent est mis sur la nécessité d’une bonne formation, et sur l’expérience des chirurgiens qui pratiquent ces actes de chirurgie programmée dans de bonnes conditions opératoires.

Personnellement j’ajouterai que les complications sont malheureusement inhérentes à l’acte d’opérer: mon maître RAYMOND VILAIN disait que les seuls qui publient des techniques sans aucune complication sont les chirurgiens qui n’opèrent jamais!