Actualités en chirurgie esthétique

Catégorie : Nouvelles techniques

16 janvier 2021
docteur vladimir mitz

Oui c’est possible de rajeunir de 10 ans!

Il y a 2 moyens pour cela:

1) la médecine esthétique qui consiste à faire des piqûres, soit de botox qui permet d’apaiser les muscles hyper contractés, soit des piqûres volumatrices à base d’acide hyaluronique, qui permet de combler les sillons profonds ou de redonner du volume aux pommettes par exemple ou au lèvres.
Mais les techniques de la médecine esthétique ne permettent qu’un rajeunissement relatif de quelques années;
Le budget nécessaire est d’environ 400 € par injection d’ampoule, ce qui revient en général à moins de 2000€ pour un traitement complet du visage; les autres méthodes de la médecine esthétique, à savoir l’utilisation du laser ou de l’ultra fréquence, ou encore à des peelings chimiques améliorent la surface de la peau, mais ont du mal à créer un effet tenseur, on ne sait pas encore très bien comment rembobiner les fibres élastiques distendues qui siègent dans le derme profond.
Les fils tenseurs qui ont été mis à la mode depuis une dizaine d’années permettre une remise en tension de la peau , mais comment on enlève pas l’excédent cutané, il se produit assez rapidement un relargage des tissus avec réapparition du vieillissement.

2) le deuxième moyen est beaucoup plus efficace: Il consiste à opérer et à pratiquer des liftings ils sont ciblés avec décollement modéré; j’ai mis au point une méthode que j’ai appelée le « Microlifting biplan » ; les opérations de lifting du visage peuvent être couplées avec des opérations de rajeunissement des paupières, pour obtenir une effet rajeunissant plus global.
Le Microlift biplanlpermet d’enlever entre deux à 4 cm de peau autour de l’oreille; les deux points importants sont :
– passage sous le Smas pour retendre les structures profondes du visage en monobloc, avec la peau;
-très peu de décollement en profondeur pour éviter le gonflement post-opératoire et les hématomes par blessure vasculaire intempestive.

Il faut compter entre 6 et 9000 € pour cette opération qui prend entre 2 et 3 heures d’intervention; l’opération peut-être faite sous anesthésie locale, avec des conditions de sécurité maximale;

Sur environ une centaine de patients déjà opérés de cette façon, il n’y a eu que trois petites distensions à 1 ans, que j’ai pu reprendre pour parfaire le résultat.
En conclusion il est vraiment possible de rajeunir de 10 ans quand on en a vraiment envie.

L’association entre la médecine esthétique et la chirurgie esthétique nous a permis des progrès impensables encore il y a quelques années; le confinement et l’infection par la covid 19 ont été certes un facteur limitant pendant cette dernière année 2020, et le port du Masque un argument pour se laisser un peu aller, mais toutefois, constater tous les matins devant le miroir la dégradation toujours brutale de notre apparence ne doit pas nous déprimer, mais bien au contraire nous faire envisager une réponse adaptée aux amères constatations du temps qui passe, et d’une jeunesse trop vite disparue.

28 décembre 2020
2020-2021

L’irruption diabolique de la covid, en nous obligeant à porter des masques sur le visage, a diminué mon activité de chirurgie plastique réparatrice et esthétique;
Cela n’est pas le cas dans le monde entier, car au Brésil et aux Etats-Unis, beaucoup de patients ont mis à  profit le temps du télétravail ou du confinement pour procéder à  des opérations qui vont leur permettre d’être plus à l’aise dans leur nouveau corps, ou de profiter d’un visage rajeuni ou amélioré par la médecine esthétique: N’oublions pas que tous les matins nous nous regardons dans le miroir, et que le reflet de notre personnalité s’incarne dans un narcissisme qui ne tolère pas les nouvelles rides, les affaissement de la bajoue, la dégradation au niveau du cou, ou les seins qui s’affaissent, ou le ventre qui s’alourdit.
Pourtant cette période difficile présente deux avantages:
1) nous avons plus de temps pour soigner chaque patient et l’écouter avec attention, comprenant parfois des demandes subtiles et des réserves qui nous permettent de leur donner une bien meilleure information.
2) la nécessité d’une stérilisation minutieuse entre chaque visite, et l’accroissement
des précautions sanitaires dans le bloc opératoire des cliniques offrent une garantie de bien meilleure sécurité infectieuse.

Y a-t-il eu de grands progrès en matière de chirurgie esthétique en 2020?

Je me réfère aux publications internationales notamment dans le journal plastic and reconstructive surgery américain; le fait marquant me semble être l’accent qui a été mis sur l’utilisation des relais sociaux notamment instagram pour faire mieux connaitre le travail remarquable des médecins et des chirurgiens; la publicité médicale directe reste toujours interdite par le Conseil de l’Ordre en France, bien que des directives européennes semblent aller au-delà.

Les risques de la médecine esthétique ont aussi abordés:

– Risque de cécité par mauvaise infiltration d’acide hyaluronique dans la région orbitaire: il semble exister des possibilités inédites de pallier à ce drame en extrême urgence, par des injections ciblées de Hyaluronidase dans l’orbite;
– Risque d’embolie graisseuse par des injections intramusculaires de tissu graisseux au cours des lipofillings de la fesse, opération qui est devenue très demandée en Amérique du Sud, mais aussi en France: Le Conseil professionnel est donc d’injecter au ours du lipofilling uniquement au niveau de la région sous-cutanée superficielle et profonde, et d’éviter à tout prix de piquer dans les muscles fessiers très richement vascularisés, faisant craindre une pénétration veineuse malencontreuse, laissant ainsi filer les petits adipocytes dans le système veineux pulmonaire, ce qui entraine une embolie graisseuse gravissime, responsable de plusieurs morts répertoriés dans la littérature internationale.

Quels sont les progrès que j’ai moi-même réalisé en 2020?

– J’ai continué à  améliorer la technique du microlift biplan au niveau du visage et du cou, ce qui permet de faire une opération beaucoup moins lourde que le grand lifting cervico-facial; mais celui-ci garde néanmoins des indications dès que la dégradation du visage devient importante;
– J’ai pu, au cours des remplacement de prothèses mammaires anciennes datant de 15 à 20 ans utiliser la technique du lipofilling au lieu de réintroduire de nouvelles prothèses ou en association avec cette technique; cela a été d’autant plus facile que certaines patientes avaient pris du poids après la quarantaine ou au moment de la ménopause;
– J’ai pu revoir avec satisfaction d’anciennes opérées de profiloplastie où j’avais inclus la bosse du nez dans le menton, opération qui est restée stable et satisfaisante jusqu’à 30 ans après l’intervention initiale; de même les patientes nécessitant une rhinoplastie secondaire, pour lesquelles j’avais fait une reconstruction du nez par une greffe osseuse prélevée au niveau de la crête cubitale ont constaté la stabilité de cette réparation, sans aucune déviation axiale comme peut l’entrainer une greffe osseuse costale.
– La combinaison de traitements esthétiques par injection de botox associée à l’acide hyaluronique en une seule session au niveau du visage: le botox a pour but d’éradiquer les rides du front, les rides du lion et de la patte d’oie;
En même temps des injections discrètes d’acide hyaluronique au niveau des lèvres, des pommettes, et des ridules de la lèvre supérieure et inférieure autorisent un rajeunissement global du visage tout en préservant un aspect naturel, sans lèvres en canard, ni pommette exagérément gonflées.

En conclusion, la demande en chirurgie esthétique et réparatrice bien que moins importante dans mon activité quotidienne m’a permis encore de progresser!

2 octobre 2020

Un important article de ROD ROHRICH et coll.est paru dans plastic et reconstructive surgery en août 2020: cet article fait le point sur les complications au cours des différentes opérations de chirurgie esthétique, répertoriées dans la littérature mondiale;
Les auteurs se sont particulièrement intéressés à l’incidence des hématomes, de l’infection post opératoire, et des accidents thromboemboliques.

les complications graves sont elles fréquentes? 

Non! elles sont même plutôt faibles , sauf si l’on pratique des opérations prolongées, au delà de 4 heures d’anesthésie générale; prime donc aux chirurgiens experimentés et rapides.

Pouquoi des hématomes?

parce qu’un petit vaisseau se met à saigner malgré une coagulation (cautérisation) soigneuse; cela peut être dû à une poussée tensionnelle, à un stress énervant; une fois la peau refermée, iln’y a guère de moyens de stopper la progression d’un hématome si ce n’est un drainage de précaution, ou à une compression appuyée.

Pourquoi une infection?

L’infection microbienne survient par contamination de la plaie opératoire; les alles d’ipération sont actuellement très sûres , mais l’air conditioné mal régulé peut conduire à un désastre; Le chirurgien et ses aides sont habillés stériles et font attention; mais un contact imrévu avec une surface souillée est possible, d’où risque de contamination;

le plus souvent l’infection est endogène, à partir d’un germe cutané présent sur la peau ou la gorge du patient, malgré la désinfection préalable;

Pourqoi des phlébites ou des embolies?

Il existe des facteurs de risques personnels (hypercoagulabilité génétique) mais aussi occsionels (suite de grippe, affection cancéreuse méconnue) qui augmentent la stase des flux sanguins dans les veines, ainsi qu’une trop longue opération immobile.Des coussins presssants rythmiqueement les mollets sont parfois utilisés; Un traitement fluidifiant(anticoagulant) sera entrepris dès que possivble chez lez patients à risque;

Les chiffres de complications en méta-analyse dans l’article en question:

  1. Plastie abdominale 2% d’hématomes, 5 % d’infection, 0,4% de phlébite et embolie, mortalité inférieure de 1 pour 13000 cas

  2. Lipofilling des fesses : pas de statistiques valable pour les hématomes et les infections; mortalité inférieure à 1 pour 20000 cas

  3. Liposuction: 0,15% d’hématomes,0,10% d’infection, moins de 0 1% de phlébite, mortalité de 1 pour 50000

  4. Chirurgie du visage: : 1,5% d’hématomes, 0,5% d’infections, moins de 1% de phlébites, pas de mortalité signalée.

  5. Chirurgie des seins: 1,5% d’hématomes, 1,1% d’infections, moins de 1% de phlébite, pas de mortalité relevée.

Mais tous ces chiffres sont approximatifs, ils reflètent un très large échantillon de cas répertoriés

Les conclusions des auteurs sont que la chirurgie esthétique se pratique dans le monde avec une grande sécurité; l’accent est mis sur la nécessité d’une bonne formation, et sur l’expérience des chirurgiens qui pratiquent ces actes de chirurgie programmée dans de bonnes conditions opératoires.

Personnellement j’ajouterai que les complications sont malheureusement inhérentes à l’acte d’opérer: mon mître RAYMOND VILAIN disait que les seuls qui publient des techniques sans aucune complications sont les chirurgiens qui n’opàrent jamais!
8 avril 2020
dessin de nu par le docteur Vladimir Mitz
  1. Le rajeunissement du visage(volumes) : de plus en plus de collègues-dont moi-même- insistons sur la possibilité de restaurer les volumes d’un visage qui se creuse, au moyen d’un lipofilling ciblé, en association d’un lifting+ SMAS contemporain

  2. Les liftings : ils sont demandés dès l’apparition de petites bajoues ou de plis du cou ; le MICROLIFT que j’ai décrit est une bonne solution avec peu d’éviction et un bon résultat naturel par chirurgie douce sans fils tenseurs-mais on enlève la peau qui est en trop !

  3. Des lèvres pulpeuses naturelles : halte aux lèvres en canard, exagérées ! Une discrète augmentation est jolie, un excès trahit un désordre…

  4. Les paupières : la technique « FERRARI » permet d’enlever la peau tombante au coin des yeux ; l’association à un ptosis (distension du muscle releveur donnant un regard éteint) sera traitée dans le même temps opératoire, à la paupière supérieure ; les cernes- problème ultra fréquent-ne sont guère améliorés sur le long terme par des injections, mais plutôt par un redrapage musculo-cutané de la paupière inférieure.

  5. Les rhinoplasties : des techniques par voie ouverte avec cicatrice de la columelle, ou enfoncement de l’arête du nez sans ostéotomies reviennent à la mode ; Mais elles sont ainsi réinventées tous les 10 ans puis vite abandonnées car peu probantes ; je préfère les voies fermées SANS cicatrices visibles et un nez resculpté avec art et délicatesse, différent pour chaque patient.

  6. L’augmentation des seins : le lipofilling-quand la patiente a des réserves de graisse suffisantes- peut être une solution alternative valable, mais il faudra au moins 2 sessions opératoires ; Les prothèses mammaires en gel de silicone n’ont pas dit leur dernier mot, et restent très employées, car la nouvelle génération d’implants peut durer 10 ans et sera exempte de l’apparition de lymphomes à grande cellules : ceux-ci sont causées surtout par des prothèses macro-texturées filamenteuses.

  7. La chirurgie des seins trop gros ou tombants : les opérations de réduction mammaire ou de cure de la ptose mammaire sont maintenant très au point.  Une des opérations les plus génératrice d’insatisfaction opératoire est la ptose mammaire avec sein vidé, car il faut associer une augmentation du volume et un redrapage cutané contemporain, ce qui peut parfois ne pas donner le résultat idéal escompté ; une retouche peut être nécessaire.

  8. La chirurgie esthétique et réparatrice des bras et des cuisses : ces opérations sont très fréquentes à cause des nombreux cas d’amaigrissement massif après opérations bariatriques ; on en rapprochera les liftings de fesse et les body lifts ; il faut savoir tempérer les demandes d’opérations combinées lourdes qui sont source du maximum de complications opératoires, et organiser les séances opératoires d’une façon personnalisée en fonction de la gêne ressentie.

  9. La chirurgie du ventre, du pubis, des fesses, des grosses jambes : toutes ces opérations ont bénéficié des techniques récentes de liposuccion avec infiltration préalable de sérum adrénaliné+= anesthésiques locaux, ce qui permet d’éviter les transfusions et des suites douloureuses et lourdes ; le traitement anticoagulant quasi systématique permet de lutter contre la phlébite et l’embolie, dont on a recensé des cas mortels après lipofilling fessier intramusculaire imprudent.

  10. La chirurgie génitale intime : ce domaine est en pleine expansion, y compris celui de la chirurgie transgenre ; personnellement j’ai opté depuis longtemps pour une technique de labiaplastie (réduction des petites lèvres génitales hypertrophiées en aile de papillon) par résection modelante longitudinale, et non en V, qui donne trop de soucis en postopératoire.

  11. Les injections en médecine esthétique, botox et fillers : elles sont triomphalement en tête du hit-parade des actes de médecine esthétique, à juste titre ; mais il faut bien choisir les substances injectées qui doivent être fiables, efficaces longtemps, non allergisantes et ne provoquant pas de réactions sous formes d’induration préoccupantes ; elles s’appliquent à tout le visage, tous les contours à restaurer, tous les volumes à augmenter ; Les différents botox ont trouvé des applications en matière de migraine et d’hypersudation des aisselles !

  12. Lasers, ultra fréquence, cryolipolyse : ces appareillages sont la clef d’une réussite en médecine esthétique ; personnellement, j’évite, car je suis resté un homme du bistouri, un chirurgien passionné !

  13. L’écoute en préopératoire de la chirurgie esthétique : Les travaux des psychologues montent qu’un patient anxieux a besoin de 20 minutes au minimum pour exprimer ses désarrois ; impossible donc d’envisager des consultations courtes, même si en temps de COVID 2019, des solutions de Visio consultations ou télé consultations ont vu le jour avec un grand succès. Rien ne vaut une consultation réelle avec examen clinique et palpation des tissus irremplaçable ; C’est que nous constatons au cours de notre staff mensuel à la clinique avec mes collègues, pour conseiller gratuitement les cas compliqués ou ratés qui viennent nous demander un avis professionnel désintéressé.

  14. Les retouches en chirurgie esthétique : elles font partie de l’information initiale que chaque patient doit entendre, car il y a entre 2 et 5% des cas, en fonction des types d’opération, qui ont une évolution imprévue et qu’il conviendra de réopérer ou d’améliorer après 6 mois ou mieux, 1 an de délai après le premier acte.

  15. Tarifs et TVA en chirurgie esthétique à paris: les tarifs en Europe sont certes plus chers que dans certains pays où règne la loi du tourisme médical effréné ; les chirurgiens de ces pays ont souvent fait leurs études en France, leur professionnalisme n’est pas en cause ; mais la distance lointaine, la nécessité de réparer des ennuis postopératoires imprévus sont à prendre en considération ; la TVA à 20% s’applique aux actes esthétiques non réparateurs, ni codés par la Sécurité Sociale en temps qu’acte médical à bénéfice de santé avéré.

  16. Les ratés après chirurgie esthétique : ils continuent à faire la une des médias sauf en temps de COVID ! c’est notre responsabilité de les assumer car les seuls chirurgiens qui n’ont jamais de ratés sont ceux qui n’opèrent pas !Notre fierté d’être aussi chirurgien réparateur est justement de rattraper les échecs, évolutions défavorables ou complications que tous nous rencontrons à un moment ou à un autre de notre carrière ; Ainsi une longue expérience évite de pratiquer des opérations peu sûres ou aventureuses, au profit d’un technique opératoire plus établie, et maîtrisée.

  17. dessin de nu par le docteur Vladimir Mitz

    dessin de nu par le docteur Vladimir Mitz