Actualités en chirurgie esthétique

Nouveautés en chirurgie esthétique à Paris

8 avril 2020
dessin de nu par le docteur Vladimir Mitz
  1. Le rajeunissement du visage(volumes) : de plus en plus de collègues-dont moi-même- insistons sur la possibilité de restaurer les volumes d’un visage qui se creuse, au moyen d’un lipofilling ciblé, en association d’un lifting+ SMAS contemporain

  2. Les liftings : ils sont demandés dès l’apparition de petites bajoues ou de plis du cou ; le MICROLIFT que j’ai décrit est une bonne solution avec peu d’éviction et un bon résultat naturel par chirurgie douce sans fils tenseurs-mais on enlève la peau qui est en trop !

  3. Des lèvres pulpeuses naturelles : halte aux lèvres en canard, exagérées ! Une discrète augmentation est jolie, un excès trahit un désordre…

  4. Les paupières : la technique « FERRARI » permet d’enlever la peau tombante au coin des yeux ; l’association à un ptosis (distension du muscle releveur donnant un regard éteint) sera traitée dans le même temps opératoire, à la paupière supérieure ; les cernes- problème ultra fréquent-ne sont guère améliorés sur le long terme par des injections, mais plutôt par un redrapage musculo-cutané de la paupière inférieure.

  5. Les rhinoplasties : des techniques par voie ouverte avec cicatrice de la columelle, ou enfoncement de l’arête du nez sans ostéotomies reviennent à la mode ; Mais elles sont ainsi réinventées tous les 10 ans puis vite abandonnées car peu probantes ; je préfère les voies fermées SANS cicatrices visibles et un nez resculpté avec art et délicatesse, différent pour chaque patient.

  6. L’augmentation des seins : le lipofilling-quand la patiente a des réserves de graisse suffisantes- peut être une solution alternative valable, mais il faudra au moins 2 sessions opératoires ; Les prothèses mammaires en gel de silicone n’ont pas dit leur dernier mot, et restent très employées, car la nouvelle génération d’implants peut durer 10 ans et sera exempte de l’apparition de lymphomes à grande cellules : ceux-ci sont causées surtout par des prothèses macro-texturées filamenteuses.

  7. La chirurgie des seins trop gros ou tombants : les opérations de réduction mammaire ou de cure de la ptose mammaire sont maintenant très au point.  Une des opérations les plus génératrice d’insatisfaction opératoire est la ptose mammaire avec sein vidé, car il faut associer une augmentation du volume et un redrapage cutané contemporain, ce qui peut parfois ne pas donner le résultat idéal escompté ; une retouche peut être nécessaire.

  8. La chirurgie esthétique et réparatrice des bras et des cuisses : ces opérations sont très fréquentes à cause des nombreux cas d’amaigrissement massif après opérations bariatriques ; on en rapprochera les liftings de fesse et les body lifts ; il faut savoir tempérer les demandes d’opérations combinées lourdes qui sont source du maximum de complications opératoires, et organiser les séances opératoires d’une façon personnalisée en fonction de la gêne ressentie.

  9. La chirurgie du ventre, du pubis, des fesses, des grosses jambes : toutes ces opérations ont bénéficié des techniques récentes de liposuccion avec infiltration préalable de sérum adrénaliné+= anesthésiques locaux, ce qui permet d’éviter les transfusions et des suites douloureuses et lourdes ; le traitement anticoagulant quasi systématique permet de lutter contre la phlébite et l’embolie, dont on a recensé des cas mortels après lipofilling fessier intramusculaire imprudent.

  10. La chirurgie génitale intime : ce domaine est en pleine expansion, y compris celui de la chirurgie transgenre ; personnellement j’ai opté depuis longtemps pour une technique de labiaplastie (réduction des petites lèvres génitales hypertrophiées en aile de papillon) par résection modelante longitudinale, et non en V, qui donne trop de soucis en postopératoire.

  11. Les injections en médecine esthétique, botox et fillers : elles sont triomphalement en tête du hit-parade des actes de médecine esthétique, à juste titre ; mais il faut bien choisir les substances injectées qui doivent être fiables, efficaces longtemps, non allergisantes et ne provoquant pas de réactions sous formes d’induration préoccupantes ; elles s’appliquent à tout le visage, tous les contours à restaurer, tous les volumes à augmenter ; Les différents botox ont trouvé des applications en matière de migraine et d’hypersudation des aisselles !

  12. Lasers, ultra fréquence, cryolipolyse : ces appareillages sont la clef d’une réussite en médecine esthétique ; personnellement, j’évite, car je suis resté un homme du bistouri, un chirurgien passionné !

  13. L’écoute en préopératoire de la chirurgie esthétique : Les travaux des psychologues montent qu’un patient anxieux a besoin de 20 minutes au minimum pour exprimer ses désarrois ; impossible donc d’envisager des consultations courtes, même si en temps de COVID 2019, des solutions de Visio consultations ou télé consultations ont vu le jour avec un grand succès. Rien ne vaut une consultation réelle avec examen clinique et palpation des tissus irremplaçable ; C’est que nous constatons au cours de notre staff mensuel à la clinique avec mes collègues, pour conseiller gratuitement les cas compliqués ou ratés qui viennent nous demander un avis professionnel désintéressé.

  14. Les retouches en chirurgie esthétique : elles font partie de l’information initiale que chaque patient doit entendre, car il y a entre 2 et 5% des cas, en fonction des types d’opération, qui ont une évolution imprévue et qu’il conviendra de réopérer ou d’améliorer après 6 mois ou mieux, 1 an de délai après le premier acte.

  15. Tarifs et TVA en chirurgie esthétique à paris: les tarifs en Europe sont certes plus chers que dans certains pays où règne la loi du tourisme médical effréné ; les chirurgiens de ces pays ont souvent fait leurs études en France, leur professionnalisme n’est pas en cause ; mais la distance lointaine, la nécessité de réparer des ennuis postopératoires imprévus sont à prendre en considération ; la TVA à 20% s’applique aux actes esthétiques non réparateurs, ni codés par la Sécurité Sociale en temps qu’acte médical à bénéfice de santé avéré.

  16. Les ratés après chirurgie esthétique : ils continuent à faire la une des médias sauf en temps de COVID ! c’est notre responsabilité de les assumer car les seuls chirurgiens qui n’ont jamais de ratés sont ceux qui n’opèrent pas !Notre fierté d’être aussi chirurgien réparateur est justement de rattraper les échecs, évolutions défavorables ou complications que tous nous rencontrons à un moment ou à un autre de notre carrière ; Ainsi une longue expérience évite de pratiquer des opérations peu sûres ou aventureuses, au profit d’un technique opératoire plus établie, et maîtrisée.

  17. dessin de nu par le docteur Vladimir Mitz

    dessin de nu par le docteur Vladimir Mitz